Synopsis :
Le bouvier continue de faire de grands gestes. Le flot de paroles qui jaillit de sa bouche en paraît encore plus confus. Entre les bredouillements, qui font l’exploit d’être rapides, les hésitations et sa voix qui part dans des aigus prompts à faire grincer des dents, l'écouter devient rapidement une épreuve. L’interlocuteur qui se tient face à lui ouvre ses yeux de plus en plus grands, alors qu’il comprend ce qui vient de se passer. Finalement, d’un bras, ce personnage intime à l’autre de se taire, et lui désigne un siège, pour la seconde fois. Intimidé, le bavard prend place précautionneusement, comme si le faudesteuil cachait un piège quelconque, une lame prête à l'emporter vélocement. L’autre reste debout.
Cet autre, justement, il s’agit de Roland de Falguières, à la tête du fief portant son nom. Ces terres, les ancêtres de Roland en furent récompensés lors de la constitution des Duchés, s’étant battues pour les avoir, et ayant prêté serment à l’Empereur de faire respecter Sa volonté, tout comme Celle des Jumeaux Divins. Ce domaine n’est qu’un des milliers sous la supervision d’Ulfric IV, et en jouxte au moins trois autres. Si une rivière et une espèce de motte ont pu tracer une frontière presque distincte avec deux voisins, la troisième est plus ténue, voire tout à fait discutable. On aura bien tenté de désigner un arbre, une mare, une cabane en ruines, mais le tout reste fort débattu. Pire, quasiment à équidistance des deux bourgs passe une voie impériale, et chacun veut la récupérer, sachant que si elle amènera sans coup férir des percepteurs, des profits magnifiques suivront.
La famille Falguières -toute heureuse d’être anoblie il y a de cela trois cent ans - a vite grincé des dents lorsque le souverain de l’époque leur a imposé de petits camarades de jeu. On ne pourrait pas s’étendre comme on le voudrait. Très vite, des heurts éclatèrent en ce qui concernait les terres cultivables entre les Falguières et les Ménetrellind. Les uns priaient encore un peu trop les Petits Dieux au goût des autres, affichaient des couleurs criardes quand la retenue paraissait de mise, se servaient de la terre pour faire pousser les blés et non entamer des élevages… bref, toutes les excuses venaient pour que l’on se déteste de la façon dont on le désirait. Les hobereaux maintinrent donc une agressivité à peine masquée, d’un côté comme de l’autre, envers ceux qui avaient tout un tas de défauts, alors qu’eux-mêmes ne pouvaient qu’être irréprochables. Leurs sujets empruntèrent la même voie, et les quolibets fusaient quand les enfants des deux régions se croisaient. On inventait des proverbes, des chansons sur les autres, et on ne manquait jamais l’occasion de leur envoyer des pierres, voire de leur dérober un poulet.
Vînt le temps des procès : pour un oui ou pour un non, pour une bête qui ne passait pas au bon endroit, pour une erreur d’un florin sur une commande, on fit appel à la justice impériale pour trancher les litiges. Or, qu'elle se prononce en faveur d’un camp ou de l’autre, personne ne paraissait jamais satisfait, et dès le lendemain de la décision, un tabellion portait une nouvelle requête devant les tribunaux. Et cela dura des décennies… jusqu’à aujourd’hui. Car Roland, en plus de la parole, allait prendre une décision toute autre.
Donc, si je comprends bien, ils ont pendu Yvain ce matin ?
Oui Monseigneur. Et même que la Seigneure Ménetrellind elle était là. Et qu'elle continuait d’énumérer des choses qui n'avaient jamais eu lieu. Alors d’accord, le Yvain, il avait peut-être un peu volé une vache au Bernard, de par chez nos voisins, mais déjà on sait pas trop à qui elle était, la vache, et puis…
Le Seigneur, de nouveau, lève la main, pour de nouveau faire s’accoiser son sujet. La pendaison d’un de ses gens ? Pour un vol, rien que ça ? Oh, Roland était fort triste pour la victime, mais surtout, cela allait lui donner une occasion que ses ancêtres n'avaient jamais eue. Pour la première fois, ses ignobles voisins donnaient la mort, et pour une broutille. Cela pouvait valoir un coup de force en règle.
Pourtant, il y avait ses serments. Ses maudits serments passent auprès de son suzerain et, tout en haut de la chaîne, de l’Empereur. Si sa voisine avait brisé le sien par la pendaison, lui ferait de même en équipant ses soldenriers et en allant lui expliquer de quel bois il se chauffait.
Une feuille morte, bien hâtive pour la saison, passa par la fenêtre de la pièce, et s'échoua sur son bureau. Continuant de la froisser, distraitement, Roland se dit qu’il n’y aurait pas que les feuilles qui se fâneraient, cet été. Les paroles aussi, vont et viennent…
La famille Falguières -toute heureuse d’être anoblie il y a de cela trois cent ans - a vite grincé des dents lorsque le souverain de l’époque leur a imposé de petits camarades de jeu. On ne pourrait pas s’étendre comme on le voudrait. Très vite, des heurts éclatèrent en ce qui concernait les terres cultivables entre les Falguières et les Ménetrellind. Les uns priaient encore un peu trop les Petits Dieux au goût des autres, affichaient des couleurs criardes quand la retenue paraissait de mise, se servaient de la terre pour faire pousser les blés et non entamer des élevages… bref, toutes les excuses venaient pour que l’on se déteste de la façon dont on le désirait. Les hobereaux maintinrent donc une agressivité à peine masquée, d’un côté comme de l’autre, envers ceux qui avaient tout un tas de défauts, alors qu’eux-mêmes ne pouvaient qu’être irréprochables. Leurs sujets empruntèrent la même voie, et les quolibets fusaient quand les enfants des deux régions se croisaient. On inventait des proverbes, des chansons sur les autres, et on ne manquait jamais l’occasion de leur envoyer des pierres, voire de leur dérober un poulet.
Vînt le temps des procès : pour un oui ou pour un non, pour une bête qui ne passait pas au bon endroit, pour une erreur d’un florin sur une commande, on fit appel à la justice impériale pour trancher les litiges. Or, qu'elle se prononce en faveur d’un camp ou de l’autre, personne ne paraissait jamais satisfait, et dès le lendemain de la décision, un tabellion portait une nouvelle requête devant les tribunaux. Et cela dura des décennies… jusqu’à aujourd’hui. Car Roland, en plus de la parole, allait prendre une décision toute autre.
Donc, si je comprends bien, ils ont pendu Yvain ce matin ?
Oui Monseigneur. Et même que la Seigneure Ménetrellind elle était là. Et qu'elle continuait d’énumérer des choses qui n'avaient jamais eu lieu. Alors d’accord, le Yvain, il avait peut-être un peu volé une vache au Bernard, de par chez nos voisins, mais déjà on sait pas trop à qui elle était, la vache, et puis…
Le Seigneur, de nouveau, lève la main, pour de nouveau faire s’accoiser son sujet. La pendaison d’un de ses gens ? Pour un vol, rien que ça ? Oh, Roland était fort triste pour la victime, mais surtout, cela allait lui donner une occasion que ses ancêtres n'avaient jamais eue. Pour la première fois, ses ignobles voisins donnaient la mort, et pour une broutille. Cela pouvait valoir un coup de force en règle.
Pourtant, il y avait ses serments. Ses maudits serments passent auprès de son suzerain et, tout en haut de la chaîne, de l’Empereur. Si sa voisine avait brisé le sien par la pendaison, lui ferait de même en équipant ses soldenriers et en allant lui expliquer de quel bois il se chauffait.
Une feuille morte, bien hâtive pour la saison, passa par la fenêtre de la pièce, et s'échoua sur son bureau. Continuant de la froisser, distraitement, Roland se dit qu’il n’y aurait pas que les feuilles qui se fâneraient, cet été. Les paroles aussi, vont et viennent…
Fiche technique du GN :
La traditionnelle « meule » mortrasienne revient pour la neuvième fois, vous proposant un GN résolument penché autour des batailles. Vous y incarnez de la piétaille fervêtu de la tête aux pieds et vous opposez lors de sucessions de batailles aux règles plus permissives qu'à l'ordinaire. Les coups à la tête sont autorisés, ainsi que les charges, et cela implique de faire d'obligation de porter casque et gants.
Lors de cet opus, vous choisissez votre camp à l'inscription, entre les soldats de la famille Falguières (en couleurs) et les forces des Ménétrellind (en noir et blanc). Et cette année, vous découvrirez un nouveau terrain particulièrement boisé pour vos affrontements !
Informations pratiques :
- Le GN se déroule le week-end du 03 avril 2027 au Château de Lanloup, dans les Côtes-d'Armor (22). Les joueurs sont attendus le vendredi entre 17 et 21h.
- La PAF (Participations Aux Frais) est de 45€ et comprend une assurance ainsi que les petits-déjeuners. Les mineurs ne peuvent pas participer au GN. La PAF n'inclut pas les repas.
- La Morsure de l'Hiver gèrera la distribution de boissons (alcool et soft) et de repas. Le seul moyen de paiement accepté sera les espèces.
- Les joueurs sont tenus de ramener leur matériel de couchage (tente, lit de camp, matelas, duvet, ect...) ainsi que leurs protections obligatoires. Pas de budget pour acheter votre casque ? Contactez l'association qui peut vous en louer un (ainsi qu'un tabard aux couleurs de votre faction) pour 10€.
Pour toute question relative au GN, vous pouvez contacter les organisateurs via la page Facebook « Les Chroniques de Mortras » ou à notre adresse mail « contact.timefreeze@gmail.com ».
Liens essentiels :
Liens facultatifs :
Ces liens vous redirigent vers des documents qui vous en apprendront plus sur l'univers des Chroniques de Mortras. Idéal pour vous mettre à la page avant le rôleplay du soir lors de « Faide ! ».
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Comment s'inscrire au GN ?
Pour participer au jeu de guerre en grandeur nature « Faide ! », il vous suffit de vous inscrire sur le lien Helloasso que vous trouverez ci-sous. Attention à bien choisir votre faction !
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous contacter sur notre page, sur la page de notre association ou à l'adresse mail « contact.timefreeze@gmail.com ».
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